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Huilerie Clermont l’Hérault gérée par Sandrine Baldayrou

Huilerie Clermont l’Hérault est dirigée par Sandrine Baldayrou (® networld-fabrice chort)

Huilerie  Clermont l’Hérault Olidoc

Sandrine Baldayrou Directrice

13, Avenue du Psdt Wilson

Tel : 04 67 96 10 36

Huilerie Clermont l’Hérault est dirigée par Sandrine Baldayrou.

Sandrine Baldayrou, une femme polyvalente débordante d’énergie

A 39 ans, Sandrine Baldayrou affiche un parcours sans faute. Nommée le 1er octobre 2015, directrice de l’Huilerie confiserie coopérative de Clermont-l’Hérault et de la SARL l’Oli d’Oc , elle endosse à merveille son nouveau rôle dans l’entreprise. Portrait.

Ah la famille, on a souvent tendance à dire qu’on ne la choisit pas. Mais n’en déplaise aux plus sceptiques, il existe de belles histoires de famille , comme celle de la Coopérative Oléicole de Clermont l'Hérault . Créée en 1920, par Augustin Pagès et dont la succession s’est faite au sein de la même famille, la coopérative est aujourd’hui dirigée par Christophe Pagès , qui appartient à la 4ème génération , et sa compagne, Sandrine Baldayrou, directrice . «C’est une entreprise familiale et j’espère qu’elle le restera » tient à souligner Sandrine. 

Polyvalence

Sandrine est née et a grandi à Clermont-l’Hérault.  « Je suis ancrée à cette ville » avoue-t-elle. Etudiante au lycée de Pézenas, elle y rencontre Christophe. La machine est lancée.  Durant deux années, en 1994 et 1995, elle travaille à la boutique l’Oli d’Oc pendant les vacances scolaires. En juin 1996, son bac professionnel - option comptabilité -  en poche, lui promet un avenir, qu’elle saura saisir en vol, quand Mme Pagès, sa future belle-mère, lui propose un CDI. « J’ai commencé à travailler au magasin de vente . Très vite,  Mme Pagès a eu besoin d’une personne pour l’aider dans le suivi administratif et la comptabilité de la coopérative  » évoque-t-elle. C’est alors qu’elle met à profit son diplôme et découvre les différentes facettes de ce métier : gestion des coopérateurs, prise des rendez-vous, rédaction des courriers, suivi de la comptabilité etc. « Il fallait être très polyvalente. Si besoin, j’allais donner un coup de main en boutique  » se souvient-elle. 

Esprit d’entreprise

Avide de connaissance, la jeune femme n’hésite pas à mettre le pied à l’étrier.« C’était l’époque de la machine à écrire. Avec l’arrivée de l’informatique, j’ai suivi des formations en bureautique pour me mettre à niveau» explique Sandrine. En 2000, l’entreprise connait un nouveau virage. Sa capacité de vente augmente et elle doit embaucher du personnel. « On est passé d’une personne à quatre en boutique et de 3 à 5 salariés dans les bureaux.  Aujourd’hui, la coopérative emploie 18 salariés et gère 1900 coopérateurs   » précise Sandrine.

Après un congé maternité d’une année pour s’occuper de son fils et se recentrer sur sa famille, Sandrine redémarre sur les chapeaux de roue. Le départ de sa belle-mère, fin septembre 2015, la propulse au rang de directrice de la coopérative . Depuis, pas de place à la monotonie : organisation des journées techniques et des assemblées générales pour les coopérateurs, participation à des salons, comme le salon de l’agriculture à Paris ou encore le SISKA à Toulouse…  Sandrine est sur tous les fronts. « On se doit de garder un lien de proximité avec nos coopérateurs . En novembre 2015, nous avons embauché une technicienne oléicole dont la mission est de répondre aux besoins et aux attentes de nos coopérateurs. Nos déplacements dans les salons sont nécessaires pour promouvoir l’image de l’entreprise et celle de nos produits   » commente-t-elle.

Des projets ? Sandrine n’en manque pas. «Nous avons obtenu le 3 septembre 2015, l’AOC « Lucques du Languedoc » sur les olives de table . Cela faisait 15 ans que l’on attendait ça. L’AOC sur l’huile d’olive est en cours. Par ailleurs, nous sommes très fiers d’avoir obtenu au concours agricole 2016 la médaille d’or pour l’huile d’olive Lucques et la médaille d’argent pour les olives vertes, variété Lucques fraîches . Aujourd’hui, nous sommes toujours à la recherche de nouvelles huiles, de nouveaux produits . Nous aimerions développer notre capacité de production. Il faut aussi continuer à promouvoir la coopérative sur le marché national et international .  Seul hic : il faut que j’améliore mon anglais ! Côté personnel, j’aimerais reprendre des cours de danse, mais je manque de temps ! »confie Sandrine.

Des remerciements ? « Je remercie mon beau père, ma belle- mère, mon époux qui m’ont fait confiance dans cette aventure, sans oublier tous les salariés et les coopérateurs qui me donnent l’envie de me lever chaque jour pour venir travailler » !

Un conseil à un jeune qui sort de l’école ?« Etre polyvalent et surtout être capable de prendre des initiatives  » conclut Sandrine. A bon entendeur !